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  • "Le Petit Chaperon Louche"

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  • "L'Homme qui tua Don Quichotte" d'après Cervantès

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"Si tous les arbres de la terre étaient des crayons
toute l'eau des océans de l'encre,
cela ne suffirait pas pour écrire toutes les horreurs dont je fus le témoin."
Avril 1915

Avril

De Sarkis Tcheumlekdjian

Création mars 1985 > "Avril"

Texte et mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Eurik ALLAIRE, Patrick AUZET-MAGRI, Nadia BOUTAYEB, Brigitte FROMENT, Sarkis TCHEUMLEKDJIAN, Pierre-Hugues VAUTEY, Catherine VIAL
Lumières : Michel TOUITOU, Musique : Nadia BOUTAYEB, Affiche : Rajak OHANIAN

 

En images et musique 

 

 

 

Résumé


Le théâtre peut-il parler du drame qui frappa, il y a aujourd'hui 70 ans le peuple arménien ? Avec la témérité et la foi de la jeunesse, et ce besoin de retrouver des racines qui est la marque de sa génération, Sarkis Tcheumlekdjian a écrit "Avril " la première pièce à traiter du génocide de 1915.

Le sujet est fort. Sarkis Tcheumlekdjian le traite dans un lieu unique, la chambre-atelier où Dakenik vit et peint. Le passé, les souvenirs du massacre qui a ensanglanté le jour de ses noces, les ombres de sa mère, de sa jeune épouse martyrisée, de ses amis l'assaillent.
Le présent, c'est cette nuit de veille avant le geste (purificateur ?). L'avenir c'est Eva, partant, sa valise à la main, entre deux gestapistes. Dans sa pièce, Tcheumlekdjian aborde de nombreux thèmes : les génocides, le terrorisme, l'aventure individuelle dans la tragédie collective.


Critique


"Il y a là une conviction et une ambition qui ne sont pas courantes. Avec ce spectacle ambitieux, la toute nouvelle Compagnie Premier Acte fait une entrée à remarquer sur la scène théâtrale lyonnaise". Pierre MOULINIER ( Le Progrès )

 

Diffusion


Théâtre de la Platte / Lyon

"Quel masque ne porterions nous pas
Pour conserver notre visage"
Sarkis Tcheumlekdjian

Les Cigales

De Sarkis Tcheumlekdjian

Création février 1986 > Les Cigales

Texte et mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Patrick AUZET-MAGRI, Isabelle MATHIAS, Pierre Stephan MONTAGNIER, Marie-Hélène RUIZ, Catherine VIAL
Décors : Christian DUBOIS, Musique : Nadia BOUTAYEB, Lumières : Patrice BESOMBE
Affiche : Rajak OHANIAN

 

En images et musique

 

 

Résumé

Si la pièce est empreinte de références à la fable, nous ne trouverons trace ici de nulle morale où, tout au plus, celle que nous spectateurs nous édicterons à nous-mêmes. Il ne s'agit ici pas tant de disserter que de survivre... Les personnages qui se rencontrent et qui se heurtent, sont des individus en sursis, luttant désespérément contre l'indifférence : Moritz, marginal et poète, dont le passe-temps, érigé en règle de vie, est d'assassiner le riche pour sauver le pauvre , et Gatsou, son petit bonhomme de
"soeur", sa compagne d'errance, avec la cruauté et la clairvoyance de l'enfance, la caricature, tuant les fourmis pour que vivent "Les Cigales" ! L'irruption de Katia, jeune femme évadée de sa vie, bouleverse le duo, fait s'abattre les cartes et révéler les failles.


Critique

Après "Avril" l’an dernier, "Les Cigales", un beau spectacle, couleur de crépuscule, cette heure encore proche des folies nocturnes, qu’apaisent pourtant les premières lueurs de l’aube. V. MOINARD (Le Progrès)

Patrick Auzet-Magri, Isabelle Mathias et Catherine Vial vivifient, par leur forte interprétation, un texte étrangement dense et passionnel.
Frédérique GERMAIN-BONNE (Lyon Matin)

Après “Avril“ écrit et mis en scène par Sarkis Tcheumlekdjian, le sujet est autre. L’écriture reste un peu la même, qui semble émaner du corps, des tripes. Texte poétique aux stridences émotionnelles, léger et grave, acide et tendre, il fait sourire parfois par son aspect dérisoire, il touche toujours par sa sensibilité, il peut bouleverser jusque dans ses cruautés. Rose-Marie MINASSIAN (France Arménie)

 

Diffusion

Théâtre de la Platte / Lyon - Centre Léonard de Vinci / Feyzin - MJC Bonneterre / Villeurbanne

"L'espoir c'est la laisse de la soumission"

Raoul VANEIGEIM

Légitime Démence

De Sarkis Tcheumlekdjian

 

Création novembre 1986 > Légitime Démence

Texte et mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Patrick AUZET-MAGRI, Sarkis TCHEUMLEKDJIAN, Catherine VIAL
Musique : Nadia BOUTAYEB,
Costumes : Sophie COMTET,
Maquillages : Hélène GREMILLET,
Lumières : Patrice BESOMBE, Affiche : Rajak OHANIAN

 

En images et musique

 


Résumé

Une styliste s'identifie peu à peu au personnage central d'un roman inachevé, écrit par l'un de ses amis. Dans ce roman, une danseuse folle court au suicide. La styliste, obsédée par la mort croit de plus en plus qu'il s'agit d'elle, que le romancier veut la tuer. Elle décide d'en finir elle-même. Il l'en empêche. Philippe LANSON (Libération)


Critique

Sujet ambitieux, périlleux même pour Sarkis Tcheumlekdjian que celui de la folie, celle qui atteint Sarah, jeune styliste aux tendances suicidaires, aux prises avec Pénélope, héroïne de roman à laquelle elle s'identifie et s'affronte. Séquestrée depuis cinq ans dans une cave obscure par l'auteur-même du roman. Une écriture en maturation qui a le goût des fruits encore verts. Carole CHATELAIN (Lyon Figaro)

Légitime Démence, pièce brûlante sur les arcanes de l'amour et de la folie, vaut mieux que son titre... Le rire supplée aux effets scéniques intempestifs. Un rire tourné vers l'intérieur, qui dérange et séduit. Philippe VECCHI (Libération)

On retrouve dans "Légitime démence" comme dans les autres textes de Sarkis Tcheumlekdjian les préoccupations de l'auteur metteur en scène. L'Amour, la Mort, l'Autre, les autres. Le livre-Ecriture/Parole est là encore, bien présent sur scène, et l'utilisation d'autres objets simples tissent une trame où le spectateur se repère dans les métaphores, le langage, le foisonnement des mots qui ébranlent, remuent, appelant à la sensibilité de chacun. Rose-Marie MINASSIAN (France Arménie)

 

Diffusion

Les Clochards Célestes / Lyon

"Je mets en scène des personnages déséquilibrés
mais ce sont les conflits dont je suis victime
qui me servent de point de départ"
Tennessee Williams

La Ménagerie de Verre

De Tennessee Williams

 

Création janv-fév 1989 > La Ménagerie de verre

Mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Denis FAU, Pierre Stefan MONTAGNIER, Nicole MOUTON, Catherine VIAL
Décors : François DELOSTE, Musique, Nadia BOUTAYEB, Costumes : Etienne COULÉON, Lumières : Michel PAULET, Affiche, Rajak OHANIAN

 

En images et musiques

 
 
 

Résumé

"La Ménagerie de verre " est une pièce sur la solitude des laissés-pour-compte du bonheur. Elle parle de ces losers avec une cruauté tendre qui rappelle presque Tchékhov, sauf que chez Tchékhov la fêlure des êtres résulte d'une impuissance à assurer le désir, alors que chez Williams elle est causée par la vie même.


Critique

Sous une lumière précise et prégnante, dans un réel où l'absence d'accessoires dit l'absence d'espoir, la Compagnie Premier Acte réussit, avec beaucoup de cohésion à rendre compte d'un pathétique proche de Tchékhov ou d'Ibsen, à dérouler le cycle des émotions d'une classe sociale sans perspective qui sait , "que la vraie vie est ailleurs".

Michèle BOUQUET (La Voix du Lyonnais)

La magie de Tennessee Williams a marché, les prestidigitateurs ont su respecter ses règles. Des trois puis quatre personnages, aucun ne quitte la scène, mais sans jamais lasser. L'Amérique en prend plein les dents, au nom d'un futur qui sera bien plus merveilleux que le présent. Et la Compagnie lyonnaise peut se vanter d'avoir su faire passer l'humour féroce du dramaturge made in USA.

A.M (Lyon Figaro)

La mise en scène de Sarkis Tcheumlekdjian tient à distance le naturalisme, privilégiant le songe. Dans cet effet d'éloignement du réel, la pièce de Tennessee Williams acquiert une dimension d'intemporalité. Elle devient le symbole universel des tensions, des douleurs familiales. Ce parti-pris, servi avec un soin extrême par une équipe de jeunes comédiens sensibles et précis, fonctionne, ne parasite pas le texte.

Marie-Christine VERNAY (Libération)

"Rester dans l'univers du rêve et de l'imaginaire." En faut-il plus ? Ainsi médiatisée, la Compagnie Premier Acte présente le spectacle le plus professionnellement abouti qu'on ait vu depuis longtemps. (...) La mise en scène de Sarkis Tcheumlekdjian établit des relations subtiles entre les gestes, la musique, les images "déréalisées" d'un décor qui est comme un paysage mental.

Bernadette BOST (Le Monde)


Diffusion

Espace Albert Camus / Bron - Salle Paul Garcin / Lyon

"...le fil du téléphone coupé,
on est vite très loin dans le vide..."
Jean Cocteau

La Voix Humaine

De Jean Cocteau

 

Création 1990/1996 > La Voix Humaine


Mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec :Catherine VIAL
Lumières : Michel PAULET, Justine NAHON, Son : Bertrand NEYRET, Affiche : Rajak OHANIAN, Photos : David ANEMIAN / Déclics et des Claps

 

En images et musique

 
 

 

Résumé

Rompant avec toute idée de spectacle, le monologue de "La Voix humaine" écrit par Jean Cocteau en 1930 ne comporte d'autre élément dramatique que celui du solo verbal, au cours duquel, une femme abandonnée, tente, au téléphone, une dernière fois " les chances de l'adieu", cependant que son amant, à l'autre bout du fil, s'efforce de la quitter sans trop de casse.
Il ne s'agit pas de la recherche d'une solution, de quelque problème psychologique, mais d'une sorte d'errance, d'un bout à l'autre du fil téléphonique, entre les paroles brodées de mensonges d'une femme vaincue, et les silences évocateurs que lui impose son mystérieux interlocuteur.

Pierre BOITET (Le Progrès)

 

Critique

Ce que Cocteau a laissé entre les lignes, Catherine Vial le joue, sans craindre le surjeu, avec des gestes de tragédienne classique... L'option de la théâtralité choisie par Tcheumlekdjian et Vial nous ramène au temps heureux où l'on ne craignait pas de parier sur l'émotion.

Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

 

L'interprétation de Catherine Vial, en costume strict de garçonne aguerrie, cheveux tirés, laisse supposer que la femme, (une bourgeoise soyeuse avec chien), a déjà quitté son statut social et sa "féminité" du temps où elle était la "femme de"... Avec sobriété et une maîtrise du noir et blanc, la Compagnie Premier Acte joue la passion.

Marie-Christine VERNAY (Libération)

 

Sarkis Tcheumlekdjian a pris le parti audacieux de l'expressionnisme. Au bord du gouffre, sur une vertigineuse plateforme, Catherine Vial arpente avec maîtrise son îlot de survie. L'espace nu, fragile, terriblement éphémère, où la voix de l'autre, parti déjà, peut encore lui tenir de royaume. Sa vie tient à ce fil... Avec juste ce qu'il faut de distorsion entre grandiloquence gestuelle et retenue verbale pour suggérer le terrifiant chaos de la solitude.

Marielle CREAC'H (Lyon Poche)

 

Diffusion

MJC Bonneterre / Villeurbanne, Les Célestins / Lyon, Théâtre de Bourg en Bresse, Théâtre de l'Iris / Villeurbanne, La Rotonde de l'INSA de Lyon, Théâtre de Villefranche Sur Saône , La Maison des Arts / Thonon - Evian, Le Toboggan / Décines , Théâtre Jean Marais / Saint-Fons, Espace Culturel / Saint-Genis Laval, Centre Culturel Aragon / Oyonnax, Centre Culturel Jean-Jacques Rousseau / Seyssinet, Théâtre du Petit Casino / Evian, Espace Louise Labbé / St Symphorien d'Ozon , Jérusalem / Israël, Ho Chi Minh - Hanoï / Viet-Nam.

"Si la Sainte-Vierge, belle et sans pareil m'apparaissait,
n'aurait-elle pas l'insolente beauté de Chouchane ?"
Sarkis Tcheumlekdjian

Vartabed

de Sarkis Tcheumlekdjian

 

Création novembre 1990 > Vartabed, d'après Dikran TCHEUGURIAN

Adaptation et mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Assistant : Augusto MILLAN
Avec : Pedro ATIAS, Daniel Der GARABEDIAN, Marcia FIANI, Eric GORIA, Susanne HIBBEL, Bruno MIARA, Daniel MELLIER, Augusto MILAN, Guy NAIGEON, Henri OSINSKI
Houman SANCHEZ, Aquiles VARAS Dell'AQUILA, Catherine VIAL
Costumes : Marie-Pierre MOREL-LAB, Son : Bertrand NEYRET,
Lumières : Michel PAULET, Affiche : Daniel SANCHEZ-MENTA

 

En images et musique

 

 


Résumé

Vartabed Artak, un jeune homme ambitieux, sûr de lui, débarque dans un monastère arménien en Anatolie centrale au cours de l'année 1896-1897. Sur fond de massacre, le jeune homme tente de mettre en place un "foyer" fonctionnel pour les orphelins d'Erzeroum, victimes des persécutions à l'Est du pays. Et pour lui-même d'ailleurs, ce qui le conduira à la mort.

 


Critiques

...Les Ténèbres et la lumière...
... Au cours de ce récit si touchant, nous entrons dans l'atmosphère lourde et pesante de la vie monacale. Sarkis Tcheumlekdjian ne suggère pas son propre choix : il recueille pieusement des témoignages, inventorie des gestes, les gestes des héros de cette tragédie historique, reconstitue avec intérêt passionné et en même temps avec l'objectivité d'un historien, le microcosme de ce monastère arménien. Il en résulte un spectacle de belles images. Le travail sur les voix n'est pas moins beau. Et les acteurs savent transmettre des émotions ou ménager la distance imperceptiblement bouffonne qui empêche le pathos.

Bernadette BOST (Le Monde)

 

Le Monastère, signé Sarkis Tcheumlekdjian sont des sursauts de lucidité politique et d'amour.
La mise en scène, minutieuse jusqu'à l'inclinaison d'une capuche, travaille sur l'infime fragilité d'un équilibre. De même les acteurs, qui ne peuvent appuyer leur gestuelle sur des accessoires, participent de cette peinture d'une solitude prise au piège de la communauté. A cette distribution judicieuse s'ajoute le dessin exact de la forme. Une mise en scène moins dépouillée qu'on ne l'imagine puisque tout participe d'une écriture ciselée.

Marie-Christine VERNAY (Libération)

 

...La grandeur et la noblesse de la vision. ...
Ce spectacle pour lequel Sarkis Tcheumlekdjian a cherché au fond de lui-même des images, des émotions, des échos enfouis, confirme de façon éclatante la qualité et l'éxigence d'un travail qui, en trois spectacles, a imposé la Compagnie Premier Acte parmi les plus sûrs espoirs de la région. Le douloureux chemin de croix du "Vartabed" Artak, son amour malheureux pour la jeune Chouchane, et à travers lui, le destin d'un peuple, d'une culture promis au génocide, sont mis en jeu avec pudeur, avec justesse, avec une énergie magnifiée par la beauté des images scéniques. Sarkis Tcheumlekdjian affirme ici l'originalité d'une démarche dont on peut déjà, attendre beaucoup.

Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

 

Diffusion

Centre Léonard de Vinci / Feyzin
Le Radiant / Caluire

"Je considérais comme essentiel, étant juif, et homosexuel
d'écrire une pièce qui parlerait des tortures supportées par ces minorités."
Martin Sherman

Bent

de Martin Sherman

 

Création 1991 > Bent, d'après l'adaptation française de Lena GRINDA

Adaptation et mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Assistant : Catherine VIAL
Avec : Yves BARBAUT, Eric GORIA, Serge PILLOT, Franck TAPONARD, Didier VIDAL
Décors : François DELOSTE, Musique : Eric ALLOMBERT, Lumières : Michel PAULET
Affiche : Rajak OHANIAN

 

En images et musique

 

Résumé

Max est content de lui : il a réussi à obtenir qu'au lieu du triangle rose des homosexuels, on colle sur sa poitrine l'étoile jaune des Juifs. Et puis, au lieu de casser des cailloux, il se contente de les transporter d'un endroit à l'autre, de les empiler avant de les ramener à leur point de départ. Il a aussi obtenu que Horst, autre triangle rose, partage son sort. Dans les premiers camps de concentration de l'Allemagne nazie, on pense encore pouvoir s'en sortir....
Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)


Critique


... Pour jouer la pièce de Martin Sherman, "Bent ", qui met en scène bourreaux et victimes dans un camp d'extermination, la Compagnie Premier Acte a refoulé le réalisme au profit du vrai... Comment dire et surtout comment montrer ce qui se refuse à l'entendement ? Comment incarner un texte qui justement parle de l'oubli du corps, de sa négation ? Comment donner une identité à des personnages qui ne sont que des étoiles jaunes ou des triangles roses ? En évitant tout réalisme au profit du vrai, de la seule vérité scénique, Sarkis Tcheumlekdjian donne voix à la pièce de Martin Sherman, Bent (lire Lyon-Libération du 28 novembre).
Les références à l'Allemagne nazie et à l'extermination de ceux que Himmler appelait "ces gens "ou "genre d'humains" sont constamment présentes,sans toutefois embarrasser la scène et la circulation de l'émotion, du rire... Mise en scène épurée...
La fraîcheur des acteurs, selon Sarkis, permet de dédramatiser les situations et de construire des personnages complexes, d'une superbe fragilité.


Marie-Christine VERNAY (Libération)

 

... Sarkis Tcheumlekdjian a très opportunément apporté à ce scénario quasi hollywoodien la distance nécessaire pour maintenir la crédibilité en gommant les aspects mélodramatiques.
Non seulement "Bent" reste un drame, mais devient aussi un cauchemar. Or le cauchemar, contrairement à l'histoire, peut se répéter. Tcheumlekdjian a su constamment trouver le ton juste, éviter le mélo sans effacer l'émotion, et dans le décor impressionnant de François Deloste...
Il a su aussi aider de jeunes comédiens à exprimer leur énergie, leur sensibilité, à habiter les personnages tragiques et pathétiques de Sherman. Franck Taponard donne au difficile rôle principal une légèreté désespérée, Eric Goria est absolument superbe de vérité et de précision dans celui de l'homosexuel du camp.


Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

 

... C'est pour Sarkis Tcheumlekdjian à nouveau l'occasion d'affirmer un choix : mettre en scène des pages d'histoire qui ont marqué les peuples, être le porte-parole des minorités, des êtres exclus de la société ou victimes d'amours impossibles.


Myriam SOGHOMONIAN (France-Arménie)

 

Diffusion

Centre Léonard de Vinci / Feyzin

"J'écris parce que je ne suis pas heureux.
Au fond, j'écris parce que c'est une façon de lutter contre le malheur."
Mario Vargas Llosa

La Chunga

de Mario Vargas Llosa

 

Création 1993 > La Chunga, d'après l'adaptation française de Albert BENSOUSSAN

Mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Patrick AUZET-MAGRI, Daniel GEIGER, Eric GORIA, Isabelle MATHIAS, Franck TAPONARD, Catherine VIAL
Décors : François DELOSTE, Marie-Pierre MOREL-LAB, Musique : Eric ALLOMBERT, Son
Bertrand NEYRET, Lumières : Michel PAULET, Affiche : Rajak OHANIAN

 

En images et musique

 

 

Résumé

"Toutes les femmes du monde sont des idiotes. C'est pour ça qu'elles sont là. Elles se laissent maltraiter, elles deviennent des esclaves de leurs hommes ".
Ces quelques paroles de la Chunga résument à elles seules l'esprit de la pièce. Tenancière d'un petit bar situé aux alentours de Puira, au nord du Pérou, la Chunga devient la cible de sa clientèle, pauvre et douteuse. Joséfino, proxénète, n'hésitera pas à louer sa dernière conquête.
Meche, à la Chunga, pour rembourser ses dettes de jeux. Meche disparaîtra dans la nuit, sans jamais plus donner signe de vie. Au lever du rideau, bien du temps a passé après cet événement et les indomptables, un groupe de désoeuvrés amis de Josefino, essaient vainement d'arracher à la Chunga le secret de ce qui s'est passé. Comme ils n'y parviennent pas, il l'inventent.

 

Critique

...Sarkis Tcheumlekdjian a pris le parti à la fois de transfigurer la violence au niveau symbolique, voire onirique, et de la situer dans un temps vrai, voire réaliste.
Dans le très beau décor De François Deloste, il laisse à ses épaves péruviennes tout le temps de dériver...


Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

 

...Catherine Vial et Sarkis Tcheumlekdjian, le metteur en scène, posent sur le spectacle quelque chose d'implacable qui est de l'ordre du destin....


Pierre Moulinier (Le Monde)

 

...La Compagnie Premier Acte, sous la direction de Sarkis Tcheumlekdjian, a fait ici un remarquable travail; tirant ses personnages vers des archétypes. Le parti pris de lenteur comme si le temps devenait acteur à part entière, poussant chacun vers son passé et arrêtant tout devenir, la composition des comédiens, avec des poses très proches du cinéma, comme figés par des arrêts sur image ou des ralentis, révèlent la qualité de la mise en scène et de chaque acteur, avec notamment, la remarquable performance de Catherine Vial...
Il faut sans cesse solliciter l'imagination du spectateur et la faculté de dédoublement des acteurs ; en ce sens, finalement, "La Chunga " relève de l'exercice de style : réflexion sur l'acte de théâtre lui-même.

Pierre BOITET (Le Progrès)

 

Entretiens :
...C'est le combat contre les us, contre les traditions plus que séculaires, contre le renoncement, qui guide La Chunga... C'est quelque part aussi un symbole, un signal envoyé à l'adresse d'une population... "Un déballage public de toutes les ordures et saletés que la société à juste titre s'attache à réprimer, mais aussi de toutes les espérances et de tous les désirs du coeur qui font l'homme humain... "


Sarkis TCHEUMLEKDJIAN

Diffusion

Centre Léonard de Vinci / Feyzin, Théâtre de Bourg en Bresse

"Autrefois ma raison était une cloche orgueilleuse.
A sa place tinte maintenant un grelot.
Si je pèche en cela, tant pis pour moi."
Anthony Shafton

Le Moine Apostat

d'après Anthony Shafton

 

Création 1993 > Le Moine Apostat

Adaptation et mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Eric GORIA,
Décors : François DELOSTE,
Costumes : Marie-Pierre MOREL-LAB,
Son : Bertrand NEYRET,
Lumières : Michel PAULET,
Affiche : Rajak OHANIAN

 

En images et musique

 
 

 

Résumé

"Nous admirons, nous envions même, les martyrs. Mais que dire de l'homme qui met en question la morale de sa société, de toute société; qui se prive de toute allégeance et de tout soutien en faveur d'un idéal qui apparaît aux autres comme à lui-même sacrilège, inhumain, odieux, abominable...? " Anthony Shafton

 

Critique

...Tcheumlekdjian sait remarquablement composer avec le noir et blanc, l'ombre et la lumière, le diable et le bon dieu. Aucune enluminure, mais une atmosphère où s'opposent la crudité du discours zoophile et le secret du couvent.

Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

 

Ce texte troublant qui relate la confession d'un "Moine Apostat " convaincu d'avoir entretenu des relations contre-nature avec la "chienne du Diable " est l'unique roman d'un Américain des années 60. Après Nadeau qui l'a découvert, c'est au tour de Sarkis Tcheumlekdjian de s'y intéresser pour en tirer une adaptation pour la scène.

Trina MOUNIER (Lyon Poche )

 

Entretiens :
..."Tout le spectacle repose sur la connivence qui va se créer entre cet homme et le spectateur qui, peu à peu, se sera pris de sympathie pour lui. Ce n'est qu'à la fin qu'on découvre qu'il s'agit là d'un homme qui va être exécuté par un monstre froid, le tribunal de l'Inquisition. Eric Goria a ce sourire et ce regard qui interpellent le public."

Sarkis TCHEUMLEKDJIAN

 

Diffusion

Théâtre de la Croix-Rousse / Lyon

"Je promets d'être un excellent mari,
mais donnez moi une femme qui, ainsi que le fait la lune,
n'apparaisse pas quotidiennement à mon horizon."
Anton Tchekhov

La Demande en Mariage

d'après Anton Tchekhov

 

Création 1994 > La Demande en Mariage

Mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Patrick AUZET-MAGRI, Eric GORIA, Catherine VIAL
Décors : François DELOSTE, Costumes : Marie-Pierre MOREL-LAB, Son : Bertrand NEYRET, Lumières : Michel PAULET, Affiche : Rajak OHANIAN

 

En images 

 

 

Résumé

L'animateur de la Compagnie Premier Acte s'est amusé à rapprocher quelques réflexions du dramaturge russe sur l'état conjugal... L'essentiel du montage est fourni par le monologue des "Méfaits du tabac " et la comédie "La demande en mariage ".
Cette promenade à travers les âges conjugaux est d'ailleurs l'aspect le plus réussi du spectacle. Les époques de la vie s'y emboîtent joliment, comme des poupées russes tour à tour grimaçantes, souriantes et mélancoliques.

Bernadette BOST (Le Monde)

 

Critique

..Le résultat est une sorte de Vaudeville grinçant, terrible par sa drôlerie autant que par sa dénonciation de l'absurdité et de l'horreur quotidienne du destin de l'homme et de la femme. Angoisse de l'échec, de la déchéance, angoisse de l'amour, poids du conformisme qui oppresse les aspirations les plus nobles, les plus éthérées, les plus enfantines, les plus fondamentales de l'être... Un travail d'une grande finesse et d'une parfaite légèreté, bien servi par les comédiens, et dont les qualités plastiques servent admirablement l'humour et la féroce causticité.

Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

 

...Tchekhov peint à grands coups de faucille la vie des couples et des paires. Tcheumlekdjian, dans sa mise en scène, les fait sortir et rentrer de ses placards
à la demande. Réflexions acides mais aussi émotion et tendresse souriante... 

Bernard Jadot (Le Progrès)

 

Diffusion

Théâtre de l'Iris / Villeurbanne, Espace Albert Camus / Bron

"Heureusement que, de temps en temps, on entend en Russie un coup de feu :
C'est un homme inutile qui se donne la mort.
Anton Tchekhov

La Mouette

d'Anton Tchekhov

 

Création 1994 > La Mouette

Mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec : Patrick AUZET-MAGRI, Alain BERT, Bernard CUPILLARD, Roland DEPAUW, Marcia FIANI, Elisabeth PATUREL, Serge PILLOT, André ROUSSELET, Françoise SOURD, Cornélie STATIUS-MULLER, Sarkis TCHEUMLEKDJIAN , Catherine VIAL
Décors : François DELOSTE, Costumes : Marie-Pierre MOREL-LAB, Son : Bertrand NEYRET, Lumières : Michel PAULET, Affiche : Rajak OHANIAN, Photos : David ANEMIAN / Déclics et des Claps

 

En images et musique

 

 

Résumé


"La Mouette ", c'est "une comédie avec trois rôles de femmes et six rôles d'hommes. Quatre actes, un paysage (une vue sur un lac), beaucoup de discours sur la littérature, peu d'action, cinq tonnes d'amour... Les gens dînent, ils ne font que dîner et pendant ce temps s'édifie leur bonheur ou se brise leur vie. Anton TCHEKHOV

 

Critique

...Le directeur de la Compagnie Premier Acte a choisi un décor très simple : quelques éléments, quelques meubles, pour illustrer cette histoire de désespoir et de mort. Une jeune femme de chambre apporte les plateaux, fait discrètement du rangement.
Au premier plan, un moujik parle et chante en Russe... Pris au piège dans le regard du peuple, un petit monde crépusculaire se débat, cherchant à échapper à une vie sans avenir. Comme la mouette qui vole au dessus du lac, comme Nina qui rêve de liberté... Pièce à la fois réaliste et symboliste, à laquelle Sarkis a rendu sa dualité... On ressent la force de Tchekhov, de ses mots qui exhalent la souffrance, l'inassouvissement, et parlent si juste au coeur du public.

Pierre MOULINIER (Le Monde)


...Tchekhov peint à grands coups de faucille la vie des couples et des paires. Tcheumlekdjian, dans sa mise en scène, les fait sortir et rentrer de ses placards
à la demande. Réflexions acides mais aussi émotion et tendresse souriante...

Bernard Jadot (Le Progrès)

 

Entretiens


"L'affaire est humaine, alors elle m'intéresse. Même inconscients de leur cruauté ou de leur petitesse, les personnages de "La Mouette" sont pathétiques, ils me ressemblent trait pour trait dans leurs désirs, leur désarroi, leur égoisme, leur impuissance, leur lâcheté, leur sentimentalisme, leur nostalgie... à se réaliser. L'amour n'est pas payé de retour et c'est mieux ainsi."

Sarkis TCHEUMLEKDJIAN

 

Diffusion

Espace Albert Camus / Bron, Relais Culturel Château Rouge / Annemasse, Théâtre Edwige Feuillère / Vesoul, Théâtre de Bourg en Bresse, MJC Robert Martin / Roman

 

"Nous sommes tous condamnés à la réclusion à perpétuité
à l'intérieur de notre peau.
Jean Genet

Saint-Genet

d'après Jean Genet

 

Création mars 1995 > Saint-Genet

Adaptation et mise en scène : Sarkis TCHEUMLEKDJIAN
Avec Eric GORIA, Françoise SOURD, Catherine VIAL, Didier VIDAL
Décors, costumes et lumières : Sophie COMTET - Musique :Gilbert GANDIL - Son : Bertrand NEYRET - Affiche : Rajak OHANIAN - Photos : David ANEMIAN / Déclics et des Claps

 

En images et musique

 

 

Résumé


Jean Genet empile le mal sur le mal. Il poursuit sa quête solitaire dans le sens de la nuit, à l'inverse de nous-même et à l'envers de la beauté.
Le mal ne représente jamais que l'inverse de nous-même et notre plus secrète tentation. S'il fait horreur, c'est qu'il demeure notre constante possibilité. En signant ces "Quatre volets avec Genet ", Premier Acte poursuit sa propre quête : approcher l'Homme, l'homme enchaîné à ses démons, à sa violence, à son absurde, à son vide.

Sarkis TCHEUMLEKDJIAN

Critique

Cette mise en scène se signale par d’excellentes idées scéniques, par une belle montée de la tension dramatique. Françoise Sourd et Catherine Vial excellent à exprimer la montée de l’ivresse criminelle et auto-destructrice chez les deux (bonnes) soeurs, Didier Vidal a la beauté tranchante qui plairait à Genet. Bref, un beau spectacle qui se suffit à lui-même : tout Genet y est déjà.

Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

 

Le spectacle évoque avec force le rapport entre réclusion et passions homosexuelles. Didier Vidal fait revivre les beaux prisonniers du "Chant d’amour ", le film de Genet.
On le retrouve en travesti dans le rôle de Madame, face aux Bonnes, interprétées par Catherine Vial et Françoise Sourd : une lecture pertinente autant que possible.

Bernadette BOST (Le Monde)

 

Diffusion

Espace Albert Camus / Bron
Théâtre de la Croix-Rousse / Lyon

"Puisque j'aime les assassins
je vais chanter l'assassinat.
Jean Genet

Les Bonnes

d'après Jean Genet

 

Création 1995 > "Les Bonnes" d'après Jean Genet

Distribution : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Eric Goria, Françoise Sourd, Catherine Vial, Didier Vidal
Décors, costumes, lumières : Sophie Comtet -Musique : Gilbert Gandil - Son : Bertrand Neyret - Affiche: Rajak Ohanian - Photos : David Anémian / Déclics et des Claps

 

En images et musique 

 

 

Résumé

Jean Genet empile le mal sur le mal. Il poursuit sa quête solitaire dans le sens de la nuit, à l'inverse de nous-même et à l'envers de la beauté.
Le mal ne représente jamais que l'inverse de nous-même et notre plus secrète tentation. S'il fait horreur, c'est qu'il demeure notre constante possibilité.
En signant ces "Quatre volets avec Genet ", Premier Acte poursuit sa propre quête : approcher l'Homme, l'homme enchaîné à ses démons, à sa violence, à son absurde, à son vide.

Sarkis TCHEUMLEKDJIAN

Critique

Cette mise en scène se signale par d’excellentes idées scéniques, par une belle montée de la tension dramatique. Françoise Sourd et Catherine Vial excellent à exprimer la montée de l’ivresse criminelle et auto-destructrice chez les deux (bonnes) soeurs, Didier Vidal a la beauté tranchante qui plairait à Genet. Bref, un beau spectacle qui se suffit à lui-même : tout Genet y est déjà.

Jean-Philippe MESTRE (Le Progrès)

Le spectacle évoque avec force le rapport entre réclusion et passions homosexuelles. Didier Vidal fait revivre les beaux prisonniers du "Chant d’amour ", le film de Genet.
On le retrouve en travesti dans le rôle de Madame, face aux Bonnes, interprétées par Catherine Vial et Françoise Sourd : une lecture pertinente autant que possible.

Bernadette BOST (Le Monde)

 

Diffusion

Espace Albert Camus / Bron
Théâtre de la Croix-Rousse / Lyon

"Sois heureux un instant, cet instant c'est ta vie."
Omar Khayyâm

Et Une Nuit

de Sarkis Tcheumlekdjian

 

 Création 1997 > "Et une nuit", de Sarkis Tcheumlekdjian

Texte et mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Christian Auger, Caroline Boisson, Joséphine Caraballo, Nicolas Gabion, Gilbert Gandil, Eric Goria, Patrice Goubier, Maitreyi, Marthe Martins, Serge Pillot, André Rousselet, Françoise Sourd, Franck Taponard, Catherine Vial, Didier Vidal, Décors et costumes : Sophie Comtet, Lumières : Justine Nahon, Son : Bertrand Neyret, Affiche: Rajak Ohanian.

 

En images et musique

 

 

Résumé

"En utilisant l'argument du rêve, le spectateur est entraîné dans le temps et dans l'espace, dans une histoire fantastique bien réelle... Toute la pièce est un hymne puissant à la liberté, un hommage rendu à tous ceux qui y consacrent leurs forces. C'est aussi une belle page consacrée à la tolérance.
Car enfin, l'intégrisme chrétien y est tout aussi dénoncé que le musulman, et les personnages apparemment si contraires y nouent des liens de sympathie et d'amitié..." Elisabeth Krikorian (France/Arménie)

 

Critique

"L'ambition de ce spectacle est grande. Sa générosité aussi. Il s'agit pour Sarkis Tcheumlekdjian de défendre les valeurs humanistes contre les tentations de tous poils qui finissent par mettre à feu et à sang et par pervertir l'aventure humaine...
L'univers de Et une nuit, qu'il a écrit et mis en scène, emprunte aux charmes du conte oriental. Sa langue tout en grâce et volutes même pour dire la cruauté, sa langue où fleurit la métaphore précieuse comme l'expression crue entraîne le spectateur dans une histoire à tiroirs dont le fil conducteur serait l'impossible amour d'une jeune rêveuse en fuite pour un chasseur de rêve...
Il y a du charme, des séductions dans ce spectacle qui semble aller et venir entre évocations nostalgiques d'un Orient "éternel " et imaginaire, et rappels de réalités historiques passées ou présentes douloureuses. Avec raison, restant dans l'idée de l'immatérialité du rêve ou du récit, Sarkis Tcheumlekdjian a banni tout décor...

Nelly GABRIEL - Le Figaro

 

Diffusion

Centre Léonard de Vinci / Feyzin
Théâtre de la Croix-Rousse / Lyon
La Rotonde de l'INSA de Lyon

"La tyrannie se tue à tuer l'indestructible"
Sayd BAHODINE MAJROUH

Le Rire des Amants

d'après Sayd BAHODINE MAJROUH

 


Création 1998 > "Le Rire des Amants", d'après Sayd Bahodine Majrouh

Traduction de Serge Sautreau
Adaptation et mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Gilbert Gandil, Catherine Vial, Mohamed Zaher, Scénographie : François Deloste, Lumières Guillaume Blanc, Bertrand Neyret, Costumes : Margot Carrière, Affiche : David Anémian / Déclics et des Claps

 

En images et musique

 
 

 

Résumé

"Le héros, un Voyageur épris de liberté, marche infatigablement de cité en cité pour exhorter à la vigilance face au Monstre : face à la tyrannie. Expatrié, il hante les camps de réfugiés et découvre que l'oppression, la haine, la bêtise sont pareillement à l'oeuvre chez les expatriés, les bannis, les déracinés... Hymne à l'amour et à la beauté, "Le Rire des Amants ", conte musical en deux actes, évoque en filigrane les thèmes douloureux de l'ignorance et de l'exil qui étouffent le rire des amants..."

Sarkis Tcheumlekdjian

 

Critique

"Un texte limpide, solide antidote à la tyrannie et aux obscurantismes de tous les horizons dans une mise en scène lumineuse de Sarkis Tcheumlekdjian."

Anne-Caroline JAMBAUD - Lyon Capitale

"Le metteur en scène Sarkis Tcheumlekdjian a choisi un auteur : Sayd Bahodine Majrouh. Poète de l'exil, de la liberté, poète sacrifié sur l'autel inculte des "Ennemis-de-Satan ", assassiné comme le symbole criminel de la résistance de la pensée à l'obscurantisme divin..."

Etienne FAYE - 491

 

Diffusion

La Rotonde de l'INSA / Lyon, Les Subsistances / Lyon, Salle Gérard Philipe / Villeurbanne.

"Les hommes meurent et ils ne sont pas heureux"
Albert CAMUS

CALIGULA

d'Albert CAMUS

 

 

Création 1999/2000 > "Caligula" d'après Albert Camus

Mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Jean-Marc Avocat, Pierre Bianco, Nadyne Chabrier, Aquiles Dell'Aquila Varas, Abbes Faraouin, Rached Hassin, Jean-Pierre Hollebecq, Zaher Mohamed, Bietrix Schenk, Vincent Tessier, Charles Tordjman, Philippe Vincenot, Décors : Eric Goria, Conception décor : Renaud Golo, Lumières : Guillaume Blanc, Son : Bertrand Neyret, Musique : Gilbert Gandil, Masques et maquillage : Patricia Gattepaille, Affiche : Yannick Bailly, Photos : David ANEMIAN / Déclics et des Claps

 

 

En images et musique

 

 

Résumé

"Quand la pièce commence, Caligula a déjà franchi le pas. Il sait que "Les hommes meurent et ne sont pas heureux." Et il ne l'accepte pas. Il vient de perdre Drusilla, sa sœur. Il veut la lune. Il tuera des hommes pour affirmer une liberté qu'il veut égale à celle des dieux. A ces dieux qui, pour lui, n'existent pas, Caligula a plus soif d'absolu que de pouvoir, et dans ce pouvoir qu'il exerce en tyran capricieux, c'est sa propre finitude qu'il veut fuir.
C'est l'absurdité de la condition humaine qu'il veut dénoncer. Sa révolte est légitime, mais elle se trompe. La liberté qu'il s'est choisie n'est pas la bonne. Il le reconnaît d'ailleurs à la fin de la pièce..." Nelly Gabriel - Le Figaro

 

Critique

"Caligula, une tragédie vérité. Sarkis Tcheumlekdjian nous présente une version dans laquelle ne coule pas la moindre perle de sang... Dans la version maîtrisée de Sarkis Tcheumlekdjian la violence est un sujet, les morts restent sur scène. Quand un texte décide ainsi des vies, il n'a pas besoin d'effusions diverses pour mériter le digne nom de tragédie."

Olivier Saison - Le Progrès

 

"Subtilement cruel, tout en nuance et demi-teintes, Philippe Vincenot est d'une acuité terrible dans le rôle de Caligula... Il faut imaginer Caligula malheureux. Et c'est pour cela que ce personnage, et donc cette pièce, en plus de nous questionner sur la condition humaine, nous touchent"

Nelly Gabriel - Le Figaro

 

"La mise en scène de Sarkis Tcheumlekdjian inspirée de la complicité de Philippe Vincenot, superbe Caligula, dessine avec acuité les contours de la tragédie, décripte l'ambivalence entre victimes et tyran... "

Le Dauphiné Libéré

 

" Pas d'horreurs sanguinaires en scène, pas de visions insoutenables, des mots qui claquent, qui réveillent "qu'ils me haïssent, mais qu'ils me craignent! " La mort est omniprésente, la princesse embaumée (Biétrix), flotte, lumineuse et immobile, frôlant tour à tour tous ces personnages. Sarkis Tcheumlekdjian a su faire de cette oeuvre un grand moment d'émotion"

Françoise Michel - Le Progrès

 


Diffusion

Le Toboggan / Décines, La Maison des Arts / Thonon-Evian

"Adore Dieu qui voudra, moi je le combattrai"
COEURDEROY

DON JUAN

de Sarkis TCHEUMLEKDJIAN

 

Création 1999 > "Don Juan(s)" d'après les " Don Juan " de Tirso de Molina, Molière,
Da Ponte-Mozart, Pouchkine, Lenau, Milosz...

Texte et mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Norbert Aboudarham, Jean-Marc Avocat, Arayik Bakhtikyan, Pierre-Marie Baudoin, Agop Boyadjian, Dominique Georges, Eric Goria, Déborah Lamy, Bruno Miara, Florence Meier, Décors : Eric Goria, Lumières : Justine Nahon, Son : Bertrand Neyret,
Musique : Gilbert Gandil, Affiche : Yannick Bailly, Photos : David Anémian / Déclics et des Claps

 

En images et musique

 

 

Résumé

"Veillée funèbre sur terrain vague. On enterre le Commandeur que Don Juan a tué la veille. Flanqué de son fidèle valet "léporello", survient ce dernier sur le champs des morts, une couronne mortuaire à la main, la manche crêpée de noir. Fourgué dans une caravane qui fait office de chapelle ardente, le mort devra encore subir les dernières offenses de la part de son assassin sous les yeux d'une assistance muette."

Nelly Gabriel - Le Figaro

 

Critique

Sarkis Tcheumlekdjian a inventé un Don Juan pluriel. Il s'est plongé dans un nombre incalculable d'écrits ayant un rapport avec le héros créé par Tirso de Molina. Il a rêvé, sur les œuvres de Molière, Mozart, Pouchkine, Milosz, Frisch, Montherland et Cioran. A partir de ces Don Juan multiples, il a dégagé les "invariantes du personnage", ce qui constitue (selon lui) "son essence mythique". Et il a conçu une comédie noire où il place d'emblée Don Juan devant sa fin.

Nicolas Blondeau - Lyon Capital 

 

Une lumière riche savamment distillée, un décor à la photographie impeccable, une distribution de qualité pour le libre traitement d'un des mythes les plus séduisants de notre civilisation. Entre "Nos Funérailles"de Ferrara et "Le Sicilien" de Cimino".

Olivier Saison - Le Progrès

 

Ce Don Juan(s) qui emprunte à tous les autres est universel. En ce sens, il entre de plein pied dans le XXIe siècle.

Lyon Poche

 

Ce personnage grandiose dans la goujaterie et le cynisme, campé par un Jean-Marc Avocat sobre et très en forme, va mettre en scène ses propres funérailles comme une ultime provocation. Le grand mérite du texte et de la mise en scène de Sarkis, c'est d'avoir transformé ce quasi-monologue en un véritable suspens, avec trame, intrigue et progression dramatique. L'exécution, très fluide et très belle, met en valeur à la fois la qualité du dialogue et la clarté des enjeux. L'utilisation de la musique et des lumières, le travail pour transformer en trogne tous les acteurs sur scène et le soucis apporté aux costumes et au décor prouvent s'il en était besoin que Sarkis Tcheumlekdjian est un homme de goût. Au théâtre c'est rare.

Christophe Chabert - Le Petit Bulletin

 

Lorsque le cri final de Lola explose quand elle s'abat sur la dépouille de celui qui a vu son noir dessein se réaliser, le silence se fait un instant dans la salle. Les applaudissements éclatent alors et submergent cet exceptionnel instant de théâtre où la qualité de la mise en scène et la beauté du texte ont fait du talent des acteurs un petit moment d'éternité.

Françoise Michel - Le Progrès

 

 

Diffusion

Le Toboggan / Décines (69), Les Subsistances / Lyon (69), Théâtre Jean Marais / Saint-Fons (69)

"On dit que la vérité finit par l'emporter
mais ce n'est pas vrai"
Anton TCHEKHOV

LES TROIS SOEURS

d'Anton TCHEKHOV

 

Création 2002 > "Les Trois Soeurs" d'après Anton Tchekhov

Mise en scène : Sarkis Tchaumlekdjian
Avec : Pierre-Marie Baudoin, Sabine Destailleur, John Fernie-Bouchard, Nicolas Gabion, Déborah Lamy, Francine Lorin-Blazquez, Karin Martin-Prevel, Jean-Philippe Salerio, Franck Taponard, Vincent Teissier, Catherine Vial, Nicolas Vol
Décors : Stéphanie Mathieu, Lumières : Justine Nahon, Son : Eric Dupré - Musique : Gilbert Gandil, Maquillage : Christelle Paillard, Régie : Martial Rauch, Costumes : Marie-Pierre Morel-Lab, Régie plateau : Jerry Trepy, Affiche : Yannick Bailly, Photo : David Anémian / Déclics et des Claps

 

En Images et musique

 

Résumé


Enfermées, depuis la mort du père dans la maison Prozorov perdue dans l'immense Russie, trois sœurs rêvent de s'échapper vers Moscou - espace merveilleux, lieu mythique - où elles espèrent retrouver l'enchantement de leur enfance. Cette nostalgie douloureuse est leur seul point commun. Mais la vie est ainsi faite... elle s'écoule sans événement. À la fin du quatrième acte - Olga, Macha, Irina - auront tout perdu, même l'espoir de partir ...

 

Critique

Le théâtre de la Croix-Rousse peut se vanter d'avoir eu du nez en incluant dans sa programmation la mise en scène des Trois sœurs, signée par Sarkis Tcheumlekdjian et crée au Toboggan au début du mois de novembre. Osons l'écrire ici, ce spectacle est de l'ordre de l'éblouissement. Tout à la fois extrêmement original et complètement fidèle au génie d'Anton Tchekhov.

Nicolas Blondeau- Lyon Capital

Le texte de Tchekhov, tout à la fois profond, superbe, bouleversant et drôle, résiste étonnamment à ce traitement, et les comédiens le défendent bien dans l'ensemble. Quant au travail de Sarkis Tcheumlekdjian, il est minutieux, précis et soigné ...

Nelly Gabriel Le Figaro

L'esthétique du spectacle ne manque pas de charme. Les images, l'atmosphère musicale et les effets d'écho éveillent des souvenirs enfouis au fonds de nous-mêmes. Chacun des acteurs joue son rôle sur le registre exigé par Sarkis Tcheumlekdjian.
Entre douceur et sourires, ils évoluent tels des fantômes prisonniers du temps, de leur temps.

Antonio Maffra - Le Progrès

 

Diffusion


Le Toboggan / Décines (69), La Maison des Arts / Thonon-Evian (74), Théâtre de la Croix-Rousse / Lyon (69)

"Ce que j'appelle la soif du mal
n'a rien à voir avec Dieu ou le Diable,
c'est ma chose, ma nature, moi."
Antony SHAFTON

SHAFTON

D'après "le Moine apostat"
d'Antony SHAFTON

Création 2003 > "Shafton" d'après "Le moine apostat" d'Antony Shafton

Conception et jeu : Sarkis Tcheumlekdjian, Philippe Vincenot
Lumière et régie générale : Justine Nahon - Musique : Gilbert Gandil - Son : Bertrand Neyret - Univers scénique : Davyd Chaumard - Affiche : Yannick Bailly

 

Résumé & musique


Ce court récit est la confession d'un moine surpris en flagrant délit de bestialité et condamné à mort. Sur un ton froid mais tendu à l'extrême, le coupable retrace les principales étapes de sa vie : enfance et adolescence préservées, débuts sereins du noviciat, puis soudain, irruption brutale, irrépressible, imprévisible, du désir charnel qui le contraint à de monstrueux accouplements. Face à ses juges, il revendique son droit à la liberté et son intention de rester fidèle à ce moi enfin révélé, quel qu'il soit. Par ce dernier trait, le moine signe irrévocablement son arrêt de mort. Il le sait et son refus de toute contrition s'éclaire d'une étrange lueur, à la fois sauvage et non dénuée de grandeur.

 

Critique


Le texte, lu avec intensité et sans affectation, nous immerge dans la conscience torturée d'un homme qui a choisi de tout dire avant de mourir. Il frappe l'imagination par les descriptions où l'on voit ce moine irrésistiblement attiré par une chienne. Son amour interdit nous touche par la profonde humanité, et suscite en même temps un sentiment de répulsion pour les coïts bestiaux qu'il entraîne.

Nicolas Blondeau - Lyon Capital


Le Moine Apostat (paru en France en 1964) raconte la longue confession d'un moine condamné à mort après avoir été surpris en flagrant délit de bestialité. Toute sa vie, il aura lutté contre le désir charnel qui l'envahit, avant de succomber à la tentation et à l'attrait du mal. Sujet dérangeant s'il en est, qui témoigne plus que jamais de la curiosité sans faille de Sarkis, metteur en scène précieux dans le monde théâtral lyonnais. "

Christophe Chabert - Le Petit Bulletin

 

Diffusion


Espace 44 / Lyon (69)

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (Macondo-Dossier_de_Presse.pdf)Dossier de presse Macondo

"MAcondo était alors un village si récent,
que les choses n'avaient pas encore de nom,
et pour les mentionner il fallait les montrer du doigt."
Gabriel GARCIA MARQUEZ

MACONDO

d'après Gabriel GARCIA MARQUEZ

 


Création 2005 > "Macondo"

 

D'après "L'Incroyable et Triste Histoire de la Candide Erendira et de sa Grand-Mère Diabolique"de Gabriel Garcia Marquez.
Durée : 1h

Prix d'interprétation - Festival de Téhéran 2008
Adaptation et Mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Magali Albespy, Déborah Lamy, Catherine Vial
Musique originale : Gilbert Gandil - Univers sonore : Bertrand Neyret
Scénographie : Azad Goujouni
Création costumes : Marie-Pierre Morel-Lab
Affiche : Yannick Bailly

 

 

En images et musique

 

 

Résumé

Près d'une barque échouée, deux bohémiennes retiennent captive la jeune Erendira, une orpheline frappée d'un profond sommeil. C'est dans cette ambiance feutrée, propice au récit intimiste, que l'histoire réelle et fantastique du village Macondo va être révélée. Animées d'une présence flamboyante, les comédiennes glissent allègrement du monde des vivants à celui des morts. Ce qui pourrait n'être qu'une tragédie, se teinte d'humour et de poésie, aux confins des rêves et de la réalité.

 

Critique

Un enchantement. Une réussite totale, une des plus belles machines à rêver que le théâtre nous ait offert. Tout concourt à faire de nous des enfants ravis et qui en redemandent encore et encore...

Trina Mounier - Lyon Poche

 

Un spectacle exceptionnel de beauté, poésie et rire doux et amer. Le sourire s’installe dès les premières images et ne quittera plus le spectateur jusqu’au tableau final.. .


Michèle Hautois - Le Progrès

 

Du théâtre comme nous aimerions en voir encore et encore où l’extraordinaire et la démesure pointent nos errances, où les héros ridicules et magnifiques sont nos miroirs secrets...


491 - Pascale Clavel

 

Histoires extraordinaires. Tout l’art de la littérature et du théâtre se voit ainsi résumé dans ce spectacle drôle et pur. A voir sans réserve aucune.

Vincent Raymond - Tribune de Lyon

 

Diffusion

Saison 2013/2014

Villeurbanne (69) - Théâtre de l'Iris - Du jeudi 7 au dimanche 17 novembre 2013
Digoin (71) - Samedi 12 avril 2014

Saison 2012/2013

Macondo suivi de Erendira - Andrézieux Bouthéon - Théâtre du Parc - Jeudi 8 novembre 2012 à 20h
Macondo suivi de Erendira - Irigny (69) - Le Sémaphore- Vendredi 16 novembre 2012 à 19h30

Saison 2011/2012

Nouméa (Nouvelle-Calédonie) – 24, 25 et 26 novembre 2011

Diffusion depuis la création

Le Toboggan / Décines(69), Centre Culturel Aragon / Oyonna (01), Maison des Arts / Thonon (74), Les Saisons / Théâtre de Givors (69), L'Espace Culturel / Saint Genis Laval (69), Théâtre Municipal / Roanne (42), Le Polaris / Corbas (69), Centre Culturel / Seyssinet-Pariset (38), Le Dôme Théâtre / Albertville (73), Espace Culturel / La Motte Servolex (73), Espace Culture Savoie / Saint Michel de Maurienne (73), Forum Rex / Riom (63), TNG / CDN de Lyon (69), Salle Albert Dumouchel / Montréal (Québec), Théâtre National Ivan Franko / Kiev (Ukraine), Théâtre de Drame Russe / Odessa (Ukraine), Théâtre d'Etat / Dnipropetrovsk (Ukraine), Théâtre d'Etat d'Opéra et de Ballet / Donetsk (Ukraine), Théâtre d'Etat Taras Chevtchenko / Kharkiv (Ukraine), Théâtre Jean Cocteau / Château Thierry (02), Kangeki-Ichiba Festival / Tokyo (Japon), Le Neutrino / Genas (69), Centre Culturel et Communal Charlie Chaplin / Vaulx en Velin (69), Centre Culturel Robert Desnos / Ris Orangis (91), Fadjr International Theater / Téhéran (Iran), Théâtre Municipal / Saint-Vallier (26), Théâtre Europe / la Seyne-sur-Mer (83), Théâtre Municipal / Saint-Gratien (95), Festival de Saint-Cloud (92), Centre Culturel Séguéla Viaur / Rieupeyroux (12), Le Sou / La Talaudière (42), Théâtre Jean Marais / Saint-Gratien (95), Espace Culturel Bernard Dague / Louvres (95), Salle Vergèze / Vergèze (30), L'Allegro / Miribel (01), Théâtre des variétés / Hendaye (64), L'Atrium / Dax (40), Théâtre de Benno Besson / Yverdon-les-Bains (Suisse), Théâtre de Valère / Sion (Suisse), Centre Culturel / Cabestany (66), Théâtre de Beaune / Beaune (21), Théâtre Municipal / Autun (71), Salle Verdun / L'Aigle (31), Théâtre des Bergeries / Noisy-le-Sec (93), L'Esplanade du Lac / Divonne (01) Théâtre du Chien qui fume / Avignon (83) - Edition 2007 et 2009 du Festival d'Avignon...

 

 

 

Pièce(s) jointe(s):
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Création 2006 - D'après Anton TCHEKHOV - Durée 1h10 - Texte et mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian

Pièce(s) jointe(s):
Télécharger ce fichier (Claude Gueux - Dossier de presse.pdf)Dossier de presse

"Cette tête de l'homme du peuple, cultivez-la, défrichez-la,
arrosez-la, féconder-la, éclairez-la, moralisez-la, utilisez-la ;
Vous n'aurez pas besoin de la couper."
Victor HUGO

CLAUDE GUEUX

d'après Victor HUGO

Création 2007 > "Claude Gueux" d'après Victor Hugo.
Durée 1h40

Adaptation et Mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Gilbert Gandil, Azad Goujouni, Déborah Lamy, et Eric Goria, Musique originale : Gilbert Gandil - Architecture sonore : Eric Dupré - Lumières : Antonin Liège - Vidéo : Catherine Demeure.

 

En images et musique

 

 

Résumé

L'histoire de Claude Gueux retrace la vie réelle d'un homme que la pauvreté conduit au vol et à la prison et, l'inhumanité du traitement qu'il subit, au meutre. Avec ce récit court et percutant, Victor Hugo accuse la société de l'effort d'éducation, qui seul peut faire échec à la spirale du crime et de la répression.


"Le texte de Claude Gueux n'est fait que de délicatesse et de retenue. Loin des violences absurdes et obscènes de nos écrans cathodiques, il donne matière à réflexion sur la peine de mort, mais aussi sur les thêmes de la dignité, du châtiment, de la responsabilité. C'est au nom de ces valeurs que Claude Gueux sera représenté à la scène." Sarkis Tcheumlekdjian

 

Critique 


Sarkis Tcheumlekdjian crée un spectacle inspiré par un petit texte méconnu de Victor Hugo et une vraie expérience du milieu carcéral. La cause, elle, est grande, qui cible les conditions dans lesquelles, aujourd’hui comme à l’époque du poète, des êtres humains sont incarcérés. 

Lyon Poche

Un spectacle au-delà du théâtre. La Compagnie Premier Acte donne une "deuxième vie" au prisonnier condamné à mort. le récit bref de Victor Hugo n'est pas une pièce de théâtre mais dégage la force nécessaire.

Le Progrès

Un moment rare et unique en son genre. C'est avant tout une atmosphère, un décor... Le créateur de l'Observatoire International des Prisons avait fait le déplacement "Je peux dire que j'ai retrouvé l'environnement du milieu carcéral tel que je l'ai connu".

Le Progrès

Intense instant d'émotion et de réflexion. Si la mise en scène délaisse volontairement la violence du geste, le spectacle n'en est pas moins troublant.

La Montagne


Diffusion depuis la création


Espace Culturel / Saint-Genis-Laval (69), Théâtre Jean Marais /Saint Fons (69), Les Saisons / Givors (69), Forum Rexy /Riom (63), Théâtre Municipal / Puy-en-Velay (43), Centre Culturel Jean-Jacques Rousseau / Seyssinet-Pariset (38), Théâtre de Bourg-en-Bresse (01) / Miribel - L'Allegro (01) / Issoire (63).

 

"Aux âmes tristes et mélancoliques, j'ai offert avec Don Quichotte
un passe-temps de toute saison, de tout temps"
Cervantès

DON QUICHOTTE - Tome 2

d'après CERVANTES

 

Création 2008 > "Don Quichotte" d'après le Tome 2 de l'oeuvre de Cervantès.
Durée 1h25

Adaptation et mise en scène : Sarkis Tcheumlekdjian
Avec : Pierre-Marie Baudoin, Yann Guillarme, Damien Mazel, Aurélien Portehaut, Anna Kupfer.
Décors et costumes : Marie-Pierre Morel-Lab
Univers sonore : Eric Dupré et Bertrand Neyret
Lumières : Antonin Liège et Dorothée Tournour
Vidéos : Catherine Demeure et Matthieu Lacroix
Régisseur de scène : José Ventricci Prioli
Dramaturgie espagnole : Augusto Millan

 

Résumé et Interview

Interview de S. Tcheumlekdjian - France Bleue Pays de Savoie le 26/03/08


Après avoir interpellé Cervantès, l'auteur du tome 1 de ses aventures, et s'être assuré de la fidélité de Sancho, Don Quichotte accepte de reprendre du service à la condition de recevoir la bénédiction de l'incomparable Dulcinée "qu'il n'a pas eu l'honneur de croiser dans la première partie de ses aventures". C'est sous le regard omniscient de Cervantès que les deux héros de papier s'échappent pour reprendre leur chemin. Après avoir remué ciel et terre, Dulcinée reste introuvable. Sancho décide alors de concevoir un grossier stratagème. Il présentera à Don Quichotte, comme étant "Dulcinée", la première paysanne venue. Cervantès accepte la proposition de l'écuyer, et pose une paysanne sur le chemin de son héros. Epouvanté par la laideur de la jeune femme qu'on lui présente et convaincu que sa dame est l'objet d'un enchantement, Don Quichotte est victime d'un profond chagrin. Il se brise comme un vulgaire épouvantail à moineaux. Dans un dernier cri, son abjuration finale révèle que "la vie est un songe". Un songe dont il faut tôt ou tard se réveiller.

 

La Presse


Don Quichotte : un vent de poésie créatrice dans une mise en scène poétique, tendre et parfois mélancolique. Celui qu'on a surnommé "le chevalier à la triste figure" repart en quête de vains combats dans cette adaptation du Tome II de ses aventures. Naïveté attendrissante et drôle des personnages, mise en scène sobre et touchante, et magie de la création ...

Le Progrès

Un raccourci saisissant de l'oeuvre de Cervantes.
Dans la même veine que son précédent spectacle au Dôme, Erendira, Sarkis Tcheumlekdjian a bâti sa pièce sur une opposition marquée entre les images très fortes du chevalier et de son écuyer et la présence feutrée de la chanteuse. Le récitant, discret mais omniprésent, intervient en contrepoint dans le déroulement de l'action. Ce montage subtil renforce le tableau des deux héros, qui "crève l'écran" et confère toute sa puissance au texte.

Le Dauphiné

De la danse, des brumes, des miroirs...et la présence de Cervantes sur scène ; l'homme qui tua Don Quichotte. Dans cette mise en scène éblouissante, les personnages sont à la fois acteurs, danseurs, marionnettes... Avec un Don Quichotte qui nous émeut, nous questionne et nous fait, parfois, rire.

La Savoie

Après deux mises en scène consacrées à Gabriel Garcia Marquez - récompensées à juste titre par plusieurs prix-, Sarkis Tcheumlekdjian renoue avec le réalisme magique avec l'oeuvre de Cervantes. Dans cette adaptation, Don Quichotte y lit sa propre histoire et demande des comptes à Cervantes. Ce redoutable face à face du créateur et de sa créature rappelle les mises en abyme caractèristiques de nombreux tableaux de Velasquez. La mise en scène milimétrée dévoile tous les outils du théâtre en montrant les machines, en marionnetisant les personnages, tout y est réglé à comptés.


Lyon poche

 

Diffusion depuis la création


Centre Culturel Aragon / Oyonnax (01), Théâtre des Feuillants / Dijon (21), Maison des Arts /Thonon (74), Dôme Théâtre / Albertville (73), L'Esplanade du Lac / Divonne (01),
Théâtre de Cusset / Cusset (03), Théâtre Jean Vilar / Saint Quentin (02), Espace culturel / Saint-Genis-Laval (69), Salle Claude Nougaro / Issoire (63).

Croquis Don Quichotte de Marcel Nino Pajot

 

 

 

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